Le spectacle

Mise en scène, marionnettes, scénographie : Alessandra Amicarelli

Texte : Julie Linquette

Création vidéo : Alessandro Palmeri

Musiques : Aleksandra Plavsic

Lumières : Antoine Lenoir

En scène : Jerome Angius, Fatima Burer Ayade, Marc Duport, Julie Linquette

 

Techniques :

Marionnettes portées taille humaine

Projections vidéo manipulées en direct (Logiciels programmation vidéo: Quartz-composer, Ni-Mate pour l'animation d'une Kinect XBox360, création images 3D: Cinema 4D et Adobe After effect, régie vidéo : TouchOSC su Ipad )

 

Public : Adultes et adolescents

 

« C'est beau une ville la nuit ! Non ?… Parfois, la ville parle. Elle me parle, je l’entends. T’entends ? C’est une bête curieuse la ville, avec plein de têtes et de bras. Elle a cent bouches de métro qui crient des mots, venus de très très loin…»

 

Voici le rêve d’un homme perdu aux marges de la ville: un rêve qui nous conduit jusqu’au mythe de la fondation, cette histoire qui dit qu’un jeune, pour fonder la première ville, a tué son propre frère.

 

Le spectacle vient ponctuer un long travail de recherche mené depuis 2010 par la compagnie pour questionner la jeunesse et sa place dans l’espace public aujourd’hui.

 

Les marionnettes utilisées sur scène sont les doubles d’adolescents rencontrés au cours d’ateliers. Par tirages successifs, leurs corps ont été dédoublés, démultipliés.

Du réalisme à la métaphore, ils se sont imprimés dans la matière pour devenir des présences-regards, des témoins de ce voyage dans le corps de la ville.

 

Un travail d’écriture a accompagné tout le processus pour construire un réseau de questions et de pensées.

 

La création vidéo a développé un dispositif de projection d’images graphiques qui réagissent à tous le mouvements sur scène et qui dessine une architecture mouvante de lignes et de mots: une ville qui frémit et palpite au passage de ses habitants rêvés.

 

“A city can be beautiful at night! Sometimes it talks to me, I hear it. Do you hear it?It’s a curious beast, the city, with many heads and arms. It has a hundred subway entrances, shouting words that come from far, far away..."

 

This is the dream of a man lost on the edges of the city: he leads us to the foundation myth, this story which recounts that a young boy killed his own brother in order to found the first city.

 

The show comes to punctuate a research project which the company has been conducting since 2010 to consider youth and their place in the public sphere.

 

The marionettes used on stage are the doubles of young people encountered during the workshops.Through successive printing, from realism to metaphor, their bodies are printed in the material, to become witnesses of this journey into the heart of the city.

 

A written work accompanied the process for weaving a network of questions and thoughts.

 

The video designers have developed a system for projecting images which react to the movements on the stage and which creates a moving architecture of lines and words: a city which pulsates to the passing of its dreamed inhabitants.